L’image négative de l’Europe dans la presse

 

L’image négative de l’Europe dans la presse
Emma Pellissard, Alice Tongio et Nicolas Hugonin
Etudiants du Master 2 Droit des affaires et fiscalités-DJCE
Institut de droit et d’économie des affaires – Université Jean Moulin Lyon 3

Le constat

Selon une étude réalisée par Les jeunes européens entre le 17 et le 23 octobre 2018, seulement 3% de la surface de la presse française (soit 102 m2/semaine) est dédié à l’Europe : espace plus que restreint pour décrypter l’actualité européenne pourtant très dense à ce moment-là (Brexit, budget italien, réaction des Etats européens à l’affaire Kagoshi, etc.) (source : http://www.jeunes-europeens.org).
D’autant que les articles sont pour la plupart, succincts : ainsi sur 92 articles référencés,  15 sont des brèves et 36 des articles courts.
Par ailleurs, les articles sont, en grande majorité, rédigés de façon orientée : volonté de faire réagir, de polémiquer plus que d’informer. Par exemple, le journal Le Figaro titrait le 18 octobre 2018 : « Brexit : encore un sommet pour rien ? ».

Les médias d’information contribuent ainsi, en partie, à la spirale de l’euroscepticisme notamment par le manque d’articles et les informations négatives concernant l’Union européenne (UE).

Les sujets les plus évoqués par la presse sont : la sur-réglementation européenne, l’échec de la construction européenne, la volonté de plusieurs Etats membres de sortir de l’UE, la montée du populisme, la crise migratoire. L’UE est souvent dépeinte comme la cause des problèmes, rarement comme la solution possible à ces problèmes.

A la décharge des médias, cette « mauvaise » information est largement due au désintérêt des citoyens pour les problématiques européennes : il y a un travail en amont à faire sur l’attrait de l’Europe et sur la conscience européenne.

Nos propositions

– Conseiller aux journaux et sites internet de créer une rubrique « Europe » au même titre que la rubrique « Sport », « International », « Faits divers », Culture », etc.

– Passer de très courtes publicités à la télévision ou à la radio ayant pour but de donner une information précise sur l’UE ou de contrer un préjugé. Par exemple, spot publicitaire à la radio d’une dizaine de secondes : « Une UE trop bureaucrate ? Préjugé ! L’UE compte en ses institutions bien moins de fonctionnaires que la seule région Île de France ! ».
Nous pensons que de simples informations comme celle-ci peuvent changer les mentalités.
– Création d’une rubrique : « La minute européenne » dans les journaux télévisés avec le même objectif d’informations ludiques, instructives et objectives destinées à mieux appréhender le fonctionnement de l’UE et son utilité.
– Rendre l’actualité européenne plus accessible : un site internet pourrait regrouper toutes les actualités des différentes institutions de l’UE de telle sorte que les médias européens et les citoyens auraient accès de manière simplifiée à l’information.
– Création d’une chaîne européenne disponible en plusieurs langues regroupant l’actualité européenne, les initiatives citoyennes, les projets européens, des rencontres entre citoyens, etc.

novembre 2018

 

L’éducation des enfants

L’éducation des enfants
Bettina Helbert
Etudiante en Master Droit des Affaires et Fiscalité – Formation continue
Institut de droit et d’économie des affaires – Université Lyon 3

Les enfants apprennent l’anglais en maternelle et même pour certains, l’espagnol en primaire, mais ils ne connaissent pas l’Europe. Ceci est une aberration. Ils entendent parler de l’Europe sans trop savoir ce qu’il en est, ce qu’elle apporte et ce qu’ils pourront lui apporter.

Pour que l’Europe vive, qu’elle soit connue et reconnue, et qu’ils en soient de futurs acteurs, il faut qu’elle soit ancrée dans leur culture. Pour ce faire, il faudrait leur en parler jeune et ne pas attendre l’université. En parler à l’école en primaire et au collège, leur raconter l’Europe, les raisons de création (la paix, Churchill), les raisons de son évolution, les bienfaits, son fonctionnement, les intéresser, les impliquer dès leur jeune âge.

Il faudrait donc que des “délégués de l’Europe” ou les professeurs des écoles soient formés pour en discuter avec eux, leur parler de son histoire, de ce que cela à apporter aux pays membres afin qu’ils soient des Européens au même titre que des Français.


Novembre 2018

 

 

 

L’Europe en questions

L’Europe en questions

Bibiana Burlion
Etudiante en Master Droit des Affaires et Fiscalité – Formation continue

Institut de droit et d’économie des affaires – Université Jean Moulin Lyon 3

 Les élections européennes approchent et le bilan est plus que mitigé.

L’Europe est en crise. La souveraineté de l’Europe est mise à mal. Quels leviers pour la rétablir ?

L’Europe portait des ambitions fortes et communes. Aujourd’hui, nous faisons face à des divisions / divergences de plus en plus profondes (économiques ; migratoires…).

L’intérêt européen ne prévaut plus, c’est l’intérêt national de chaque Etat membre qui semble être mis en avant.

Ne prendre de cette Europe que ce qui peut servir chaque Etat membre, on pense individuel alors qu’il faut penser collectif !

Mais l’intégration d’autant de pays avec des cultures différentes en peu de temps n’a-t-elle pas fragilisé l’Union européenne ?

Comment recréer la confiance, la cohésion ? Une reprise en main par le noyau des pays fondateurs ? Et un retour aux fondamentaux ? 

 

Mars 2019

Vivre l’Europe pour comprendre l’Europe

 

Vivre l’Europe pour comprendre l’Europe

Léo Bouchet
Etudiant en M1 Droit des affaires et fiscalité-Prépa DJCE
Institut de droit et d’économie des affaires – Université Jean Moulin Lyon 3

 Partant du fâcheux constat selon lequel l’Union européenne est trop peu ou mal connue de ses citoyens ; que cette méconnaissance est liée, du moins en partie, à une difficulté d’appréhension de la construction européenne de manière globale ou systémique ; que cette méconnaissance résulte majoritairement d’un manque d’interactions entre les citoyens européens d’une part, et les différents États et institutions qui composent l’Union européenne d’autre part ;

Nous proposons quelques initiatives, qui, sans être particulièrement audacieuses, ont le mérite d’être simples et réalisables ; car nous sommes persuadés que le renouveau de l’Union européenne passera nécessairement par une implication accrue de ses citoyens au processus européen, unis par la volonté de construire un avenir commun meilleur, ouvert et solidaire.

Persuadés que l’ouverture et l’indépendance d’esprit se forgent dès le plus jeune âge de l’enfant, nous proposons l’instauration d’un échange linguistique et culturel dans un autre pays de l’Union Européenne de manière systématique au cours du cycle scolaire primaire.

 Persuadés que la meilleure façon d’intéresser les citoyens à l’Union européenne passe par la possibilité de permettre à tout citoyen de façonner l’Europe qu’il souhaite voir grandir, nous proposons la création (ou le développement) de stages civiques européens ou de missions européennes.

 Persuadés que la culture européenne se forme par une immersion dans les différents pays qui composent l’Union européenne, nous proposons de valoriser les années d’études à l’étranger, notamment dans le cadre de programmes ERASMUS, en intégrant systématiquement dans les programmes universitaires une année dans un Etat membre de l’Union européenne.

Pour faciliter cette mobilité, nous recommandons une augmentation des bourses pour voyager en Europe.

 Persuadés que la découverte culturelle de l’Union européenne ne peut se détacher d’une découverte culinaire des spécialités européennes, nous proposons de multiplier les initiatives dans les cantines pour permettre à nos étudiants de goûter régulièrement des plats traditionnels de chacun des États membres.

 Persuadés que la musique, le sport, et la culture doivent nécessairement accompagner le renouveau de l’Union européenne, nous proposons de multiplier les initiatives européennes inter-étatiques, comme des rencontres sportives européennes et concerts avec des orchestres européens, notamment impulsées par des subventions européennes et appels à projets.

 Persuadés que les institutions européennes doivent être ouvertes aux citoyens qu’elles représentent, nous recommandons de favoriser les rencontres entre les députés européens et les établissements scolaires, ainsi que de multiplier les visites scolaires dans les différents lieux décisionnels européens.

 Si l’Union européenne berce aujourd’hui sous une brume opaque et grisante par certains aspects, réunissons-nous pour en faire une Europe nouvelle ouverte, dynamique et porteuse de projets.

Pour une prise de décision européenne transparente et éclairée

Pour une prise de décision européenne transparente et éclairée
Clémence Heiter
Etudiante en M1 Droit des affaires et fiscalité-Prépa DJCE
Institut de droit et d’économie des affaires – Université Jean Moulin Lyon 3

Dans le cadre de son processus décisionnel, la Commission européenne, écoute et met en balance les intérêts et avis en présence. Pour une prise de décision plus transparente, elle doit renforcer les obligations de transparence à l’égard de toute intervention dans le débat public tout en démocratisant les procédés de démocratie directe pour sonder l’avis citoyen.

A cet égard, la proposition visant à rendre obligatoire l’inscription des lobbies sur un registre pour accéder aux représentants du Parlement, de la Commission ou du Conseil doit être adoptée car elle va dans le bon sens en conciliant contradictoire et transparence.

Par ailleurs, les sources des documents sur lesquels la Commission se base pour rendre des avis doivent être rendues publiques et mentionnées en amont de la décision. De la sorte, d’autres experts pourront plus facilement les contredire. Le débat public sera d’autant plus riche qu’une multitude d’acteurs auront l’opportunité de s’exprimer. 

Enfin, l’encadrement du pouvoir d’influence des lobbies n’a de sens que s’il s’accompagne de mesures incitatives envers la participation directe des citoyens. En ce sens, l’initiative européenne citoyenne doit à la fois assouplir ses conditions de seuils de signature et lier la Commission quant à la proposition retenue, à charge pour le Parlement européen de s’y opposer dans un vote majoritaire.

 Février 2019

 

 

 

 

25 au 29 mars : semaine de l’Europe à la Faculté de Droit de Lyon 3

Du lundi 25 au vendredi 29 mars, la Faculté de droit co-organise avec la Maison des Européens Lyon et en partenariat avec le Centre d’études européennes (CEE), une semaine de l’Europe.
Evènement à ne pas manquer à l’approche des élections européennes, car l’Europe nous concerne tous et toutes, et en particulier les jeunes générations qui en sont l’avenir ! Venez participer au débat d’idées sur l’Union européenne et découvrez l’Europe autrement.
“L’Europe vue de l’amphi” suivra, avec le plus grand intérêt, les différentes conférences, tables rondes, etc. voir le programme et les informations pratiques 

Le sentiment d’appartenance à l’Union européenne

Le sentiment d’appartenance à l’Union européenne

Mélina ALAMELAMA, Maëva N’ZOGHO et Carla SORO
Etudiantes en Master Droit bancaire et financier
Institut de droit et d’économie des affaires – Université Jean Moulin Lyon 3

Montesquieu définissait l’Europe comme une « nation composée de plusieurs » (in Réflexions sur la monarchie universelle en Europe).

Cela fait référence aux différents Etats membres l’Union européenne. Ces Etats ont une histoire, une culture ou encore des valeurs qui leur sont propres.  Cependant, ils ont également une histoire commune, qu’elle implique une volonté d’harmonisation, de solidarité ou bien des périodes de discordes comme notre passé le démontre.

Il est possible de parler d’un socle de valeurs européennes qui pour certaines sont précisées par les traités. Parmi ces valeurs, liberté, démocratie, égalité, tolérance et solidarité peuvent être citées. L’Union européenne constitue alors une identité et une culture commune.
Néanmoins, le sentiment d’appartenance des citoyens à l’Union européenne ne peut seulement résulter de l’existence d’une identité économique commune à travers, notamment, une monnaie unique et des institutions communes.

Il apparaît, au vu de plusieurs études, que le sentiment d’appartenance n’est pas homogène aussi bien sur le plan géographique que générationnel.  Il en ressort d’une part que dans certains pays, comme c’est le cas en France, les citoyens ont tendance à privilégier leur nationalité propre face à leur identité européenne ; et d’autre part, qu’il est beaucoup plus aisé et naturel pour la nouvelle génération de s’intégrer dans une logique européenne notamment grâce à des droits comme la liberté de circulation, de séjourner, de travailler et d’étudier sur le territoire d’un Etat membre de l’Union européenne.

Il faut noter que des mesures ont d’ores et déjà été adoptées dans un sens favorable au renforcement de ce sentiment d’appartenance. Il s’agit alors de poursuivre dans cette lancée et ainsi de le consolider par plus de transparence, de communication et de pédagogie.

Trois types d’acteurs paraissent avoir une importance particulière dans ce cadre : les responsables politiques, les médias et le monde éducatif. En effet, l’identité européenne existe mais elle n’est pas assez diffusée et mise en valeur.

Il est essentiel de communiquer sur les points positifs de l’Europe.

Enfin, certains symboles phares ne sont pas suffisamment partagés tels que l’hymne européen, la journée de l’Europe et la devise de l’Union européenne « Unis dans la diversité ». Or ces symboles contribueraient à créer un sentiment d’appartenance européen. 

Selon nous, l’émergence d’une véritable identité européenne se construira progressivement. Il faudra faire preuve de patience et de persévérance mais les jeunes devraient en être le moteur.

Que connaissons-nous vraiment de l’Europe?

 

Que connaissons-nous vraiment de l’Europe ?
Julie BAUD, Elisa RIBON, Clémence VAYSSIERE
Etudiantes en Master 2 Droit Bancaire et Financier.
Institut de Droit et d’Economie des Affaires – Université Jean Moulin Lyon 3

 

« Pourquoi l’Europe est-elle si économiquement nécessaire
et si profondément ennuyeuse
? » – Valérie Accary

A la question qui nous a été posée de savoir «que pensez-vous de l’Europe»?, nous avons été tentées de répondre que les seuls souvenirs qu’elle nous inspire sont les cours d’institutions européennes de licence où nous décrochions au bout d’une heure faute d’intérêt et faute de compréhension. Continuation des cours de collège et de lycée qui n’étaient déjà pas passionnants….

 Mais la véritable question à se poser n’est pas de savoir que pensons-nous de l’Europe, mais que connaissons-nous de l’Europe ? Pour se forger un avis à propos de l’Europe, pouvoir la penser ou encore l’aimer, encore faudrait-il pouvoir la connaître…

 Qui d’entre nous est capable de citer la capitale de l’Estonie ? Qui peut nous dire quelles sont les coutumes de la Hongrie ? Et les spécialités culinaires danoises ? Qui pourrait placer sur une carte les pays de la zone Euro et on ne vous demande même pas les pays de l’Union européenne !

Nous résumons rapidement l’Europe à nos pays frontaliers, et nous oublions totalement nos voisins moins proches…

Nous nous concentrons sur la composition et le fonctionnement de ses institutions qui nous paraissent lointaines, nous la subissons sous cet aspect alors que nous pourrions la vivre en tant que communauté dont nous faisons partie, citoyenneté européenne oblige.

Nous avons réfléchi à ce qui nous a manqué dans l’enseignement français de l’Europe. On a commencé à nous en parler lorsque nous avons chacune, intégré une classe européenne : allemand, anglais, italien, c’était au collège et au lycée.

Ces classes européennes nous ont permis de nous rendre chez nos voisins européens, d’intégrer leurs établissements scolaires, partager leur rythme, et activités et ainsi en apprendre plus sur leur culture. Mais ce n’est pas le parcours que tout le monde emprunte. Par conséquent, certains n’entendront parler de l’Europe qu’à partir du lycée au programme d’histoire-géographie à travers sa construction : un enchaînement de dates clefs, qu’ils auront oubliées bien vite.

C’est ainsi que débute le désamour des étudiants pour l’Europe. Désamour qui se perpétuera dans les études supérieures (pour ceux qui auront la « chance » d’entendre parler d’Europe plus tard) avec des matières peu concrètes, contribuant à rendre l’Europe lointaine, à l’image de ce qui est véhiculé au quotidien par les médias.

Triste constat mais quelles sont les solutions ?
La Consultation citoyenne sur l’Europe a eu, en ce qui nous concerne, un effet révélateur : beaucoup partagent notre avis, et cela devient un véritable problème à l’heure où plusieurs Etats optent pour un repli sur soi, et où certains rejettent les autres.

Voici notre plaidoyer pour l’Europe, pour que les prochaines générations y vivent en harmonie, et que l’histoire d’un désamour se transforme en, pourquoi pas, une historie d’amour.

Afin que l’Europe fasse partie de notre vie, en donner le goût à tous est essentiel !

Pour les plus jeunes par le biais d’activités ludiques de type puzzle de l’Europe, coloriages des vêtements traditionnels des européens…

Pour tous, il faudrait l’apprendre comme on apprend la France, par le biais d’une éducation de tous les instants et pas au travers d’un cours spécifique.

Pourquoi ne pas organiser des journées découvertes ? Développer les écoles européennes, comme nos voisins le font déjà ? Encourager les partenariats entre pays européens dans l’enseignement autour de projets qui nous concernent tous comme l’écologie, ou encore les parrainages ? Remettre au gout du jour les correspondances entre étudiants européens ? Dans l’enseignement supérieur, pourquoi ne pas mettre en place des modules-débat pour favoriser les échanges autour de l’Europe, plutôt que de subir un cours théorique dans un amphi ?

Il ne faut pas oublier nos aînés, qui se sont vus imposer une Europe qu’ils ne concevaient pas, qu’ils ne connaissaient pas et qu’ils ne comprenaient pas, ou encore nos compatriotes qui devraient avoir l’opportunité d’entendre parler d’Europe pour mieux la comprendre, même s’ils ne poursuivent pas d’études supérieures. Eux aussi peuvent être sensibilisés, histoire que la pensée européenne ne soit pas l’idée d’une génération, d’une catégorie sociale ou professionnelle mais celle de tous !

 L’Europe fait tellement pour nous, rendons le lui !

 

 

 

Bientôt ce site

Bientôt ce site sera mis en ligne pour être référencé. Merci à tous ceux et celles qui m’ont aidée à le construire. Il comporte déjà d’intéressantes contributions. Peu à peu, il sera  enrichi des nouvelle propositions et réflexions que les étudiants (ou leurs enseignants) nous remettront. Elles seront les bienvenues. 

Pour une gouvernance davantage centrée sur l’intérêt général de l’UE

Pour une gouvernance davantage centrée sur l’intérêt général de l’Union européenne

Cyril THAUMIAUD
Etudiant en Master 1 Droit des affaires et fiscalité – Prépa DJCE
Institut de droit et d’économie des affaires – Université Lyon 3

Constat

La gouvernance de l’Union européenne (UE) souffre d’importantes lacunes concernant les intérêts qu’elle défend : il s’agit bien plus d’une confrontation des intérêts individuels de chacun des Etats membres que d’une coopération en vue de promouvoir l’intérêt général de l’UE.

 Or, la somme des intérêts individuels n’est pas égale à l’intérêt général et les conséquences de cette gouvernance sont multiples. D’abord, elle conduit à un déséquilibre dans les intérêts défendus : ceux qui sont portés par les Etats les plus puissants sont largement mis en avant au détriment de ceux des autres. En outre, cette gouvernance affecte largement l’image qu’ont les citoyens européens de l’UE : beaucoup ont la sensation que les règles européennes ne procèdent pas d’un processus démocratique. En effet, même lorsque le processus démocratique est transparent, les députés européens semblent davantage défendre les intérêts des citoyens de leur propre pays que les intérêts des citoyens européens.

 Solutions

Il pourrait être pertinent de revoir comment le dialogue entre les représentants des différents Etats membres est organisé. Idéalement, ce processus devrait permettre une dissociation entre l’origine des représentants et les intérêts qu’ils défendent.

Ces représentants doivent, comme c’est le cas aujourd’hui, être issus des différents États membres pour qu’une certaine égalité de représentation soit respectée. En revanche, ces représentants ne devraient plus être les porte-paroles de leur propre pays mais devraient défendre l’intérêt général de l’UE et représenter l’ensemble de ses citoyens.

L’intérêt général de l’UE devrait davantage être mis en avant dans les processus décisionnels. Ainsi, il pourrait être intéressant de renforcer la démocratie dans la gouvernance notamment en renforçant le rôle du Parlement européen.

Enfin, il pourrait être intéressant de promouvoir les listes transnationales pour les élections européennes : cela permettrait de remettre l’intérêt de l’UE au cœur des débats du Parlement européen car les députés ne seraient plus élus sur des programmes nationaux mais communs à tous les Etats membres.